Exposé collectif réalisé dans le cadre de l'enseignement "Enjeux environnementaux de l'aménagement" dirigé par Martine Tabeaud - Magistère 2/Master 1 Paris 1 Panthéon Sorbonne - Décembre 2007.
mai 18, 2009
La tour, vraie ou fausse solution pour la "Ville dense" ?
Exposé collectif réalisé dans le cadre de l'enseignement "Enjeux environnementaux de l'aménagement" dirigé par Martine Tabeaud - Magistère 2/Master 1 Paris 1 Panthéon Sorbonne - Décembre 2007.
avril 29, 2009
Récit imaginaire - Le fret urbain à Paris à l'horizon 2050
Engagé dans une étude collective pour la RATP sur la faisabilité du fret urbain à l'horizon 2050, par le biais de modes de transports collectifs "propres" (métro, RER, Tramway...), nous avons été amené à approcher une des facettes du fonctionnement des villes, souvent peu familière des urbanistes. L'exercice de prospective nous a conduit à réaliser un récit imaginaire dans lequel la vie de Grégory, parisien en 2050, nous aiderait à imaginer ce que le transport de marchandises pourrait être dans un demi siècle... Préambule de l'étude pour la RATP sur la faisabilité du fret urbain sur modes TC à l'horizon 2050.
Paris, 21 juin 2050, 5h30
Référence illustration: http://buzzynews.com/wp-content/uploads/2008/05/new-york-du-futur-vue-entiere.jpg
février 27, 2009
Cartographie - Les sites de transbordement périphériques pour un transport de marchandises urbain "propre" à Paris
Première carte produite dans le cadre de ce travail, la représentation du réseau de transport rapporté à l'espace "réel" (non pas à l'espace "mental" tel que les lignes de métro et RER sont représentées aux usagers) permet de mieux saisir l'espace sur lequel se déploie le réseau. La deuxième information représentée est l'ensemble des "sites logistiques", généralement situés en périphérie, où sont stockées les marchandises livrées depuis l'extérieur à destination de la région Ile-de-France.
La concordance géographique entre stations et sites logistiques met ici en évidence les espaces stratégiques où pourraient se développer des pôles multimodaux périphériques "route-RER" ou "route-métro", voir "fer-métro", permettant de reléguer le camion à la périphérie pour envisager un acheminement périphérie-centre sur fer qui soit "propre". Ainsi la station RER A d'Achères dans les Yvelines se situe à un carrefour route/fleuve/RER stratégique, et présente une surface assez grande pour être aménagée en une "porte d'entrée du fret ferroviaire urbain".
La suite de cette chaîne logistique reste encore à créer. Les cas concrets d'usage du métro pour le transport des marchandises en ville sont encore limités, les quelques installations de locaux de livraisons des marchandises implantées aux stations de Chatelet-Les Halles (Colissimo) ou de Saint-Germain-en-Laye ne correspondant qu'à des expérimentations touchant à des niches de marché très précises. De même que les diverses contraintes techniques posées sont encore immenses: à quel moment de la journée utiliser les lignes de RER et métro pour le transit ? comment concevoir les déplacements verticaux des marchandises entre le sous-sol du métro et la surface ? enfin, comment envisager la livraison sur le "dernier kilomètre" - entre station et commerce - qui représente en cumulé une quantité très importante d'émissions de gazs à effet de serre et de particules ?



janvier 21, 2009
Visite de terrain du quartier de la Réunion, réhabilitation d'un ancien coeur artisanal parisien

Réhabilitations et autres rénovations ne sont pas toujours synonymes d'effacement d'une identité d'un territoire, ou de « tabula rasa ». Dans ce qui reste aujourd'hui du Paris faubourien dans le quartier de la « Réunion » du 20ème arrondissement, le bâti continue de composer l'ambiance d'un lieu, où les hauteurs moyennes et basses des bâtiments, ainsi que leurs matériaux et leurs couleurs, sont des clins d'œil architecturaux au passé artisanal du lieu. Avec l'évolution sociologique du quartier, restaurants camerounais et éthiopiens complètent ce paysage urbain post-artisanal. Le quadrillage des rues reprend l'ancien parcellaire composé de lanières agricoles, héritage de l'ère viticole, donnant au piéton à déambuler dans un espace public qui sublime plus encore les façades des
immeubles. Plus loin, les rues piétonnes et autres impasses éclairées par des lampadaires aux allures de réverbères invitent le piéton à s'affranchir des sentiers balisés pour découvrir les mystères des cœur d'îlots, et du charme des rapports oniriques entre espace public et espace privé. Quelquefois, des « ratés architecturaux » ponctuent l'urbanisme du quartier, héritage des années 1990 et de la mode des carreaux blancs comme couverture de façades.
A côté de l'impression générale positive laissée par la dérive urbaine dans le quartier, on reste parfois troublé. Intriguant programme de logement social que celui réalisé par le cabinet de l'architecte Édouard François, notamment concepteur de la « ZAC des pots de fleur » à la Porte d'Asnières, surprenant immeuble aux façades parsemées de grands pots de fleurs visible depuis le train en quittant la gare Saint-Lazare. Un sentiment d'inachevé demeure au 25 rue des Vignoles, au regard des structures de bois, composant les espaces intermédiaires entre les entrées des logements et l'allée centrale, qui devraient être colonisées par des glycines grimpantes plantées d'ici trois ans. Un geste architectural qui s'affirme par son originalité, mais qui peine à séduire les personnes en recherche de logement social, notamment à cause du sombre perçu
à l'intérieur des logements. Sur les forums de discussions en ligne, les débats sur la qualité du bâtiment ne laissent en tout cas pas neutres les habitants, et autres érudits d'architecture . L'équipement public du gymnase construit plus loin dans le quartier, à l'occasion de ce programme de « zone d'aménagement concertée » répond de manière plus classique au « vocabulaire urbain » rappelant le passé du lieu, avec une structure extérieure métallique évocatrice, et une disposition reprenant également le parcellaire ancien.
La dimension sociale de cette rénovation du quartier affiche des effets variés. Le problème de l'insalubrité, voir du péril de certains logements, est achevé par les reconstructions, même s'il reste encore un tissu notable d'habitat indigne. Certaines constructions de logements sociaux dans le quartier même ont permis un relogement efficace. A cela s'ajoute des initiatives libres d'urbanisme sur le quartier, avec des rénovations d'initiatives privées. Celles-ci ont pu permettre la préservation de petites industries et ateliers. La gentrification n'est pas un fait social majeur, mais elle produit quand même certains effets. Population en mal d'authenticité, elle est active dans la protection du patrimoine. Ainsi, l'augmentation importante des démarches de mises en valeur du bâti à la Réunion peut parfois constituer un frein à la mise en œuvre de projets urbains plus larges et créateurs de vie urbaine.
Sur la politique d'aide à l'implantation d'activités, les maîtres d'ouvrage de la réhabilitation s'affrontent aujourd'hui à la difficulté d'attirer le commerce le long des rues structurantes du quartier (rue des Haies, rue de la Réunion). La boulangerie, puis un Franprix, sont les deux principaux lieux de chalandise. Les autres locaux aménagés n'ont pas trouvé preneurs, et ont depuis été investis par des associations d'intégration sociale.
Aujourd'hui le quartier de la Réunion a su perpétuer une image en continuité avec son histoire, ce de manière plus ou moins polémique. Témoignent de cette satisfaction les applaudissements enthousiastes des habitants à l'occasion de la réunion de présentation des projets des architectes, fait peu répandu dans une telle démarche pour être souligné. Point d'orgue à venir du projet, la rénovation de la place de la Réunion, dont les travaux viennent de commencer il y a deux mois. Après le lancement d'une démarche de réhabilitation de fond pour le quartier, ce lieu donnera une nouvelle dimension symbolique forte au quartier.
Photographies: Alexandre Laignel
décembre 28, 2008
Dérive urbaine autour de la rénovation de la Gaité Lyrique
Les habitants du quartier de la rue Papin préfèrent l'appeler la « tristesse muette » plutôt que la « Gaité lyrique ». Entre abandon politique et projets insensés, le bâtiment construit en 1862 par l'architecte Alphonse Cusin a subi ce que certains qualifient de « désastre patrimonial », malgré l'inscription à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Depuis le début des années 2000, le projet d'un espace de création et de diffusion voué aux musiques actuelles, et aux arts numériques, s'apprête à ouvrir une nouvelle ère pour le site. A l'heure de la course des grandes métropoles mondiales, l'objectif, défini par la maîtrise d'ouvrage, est de combler le retard accumulé par Paris dans le domaine des musiques « actuelles », à savoir le rap, l'électro et le rock, et en matière d'arts numériques. Sur le chantier, les constructeurs s'affairent à la rénovation de l'intérieur du bâtiment et à la restauration des derniers éclats architecturaux conservés du bâti original traumatisé par la furtive période du « parc de loisir », avant que ne soient mises en place les installations électroniques et télévisuelles qui donneront son âme au nouveau centre multimédia et musicale de la capitale parisienne.
D'Offenbach à la « Planète magique »
Construite en 1861 par les architectes Alphonse Cusin et Hittorf (concepteur de la place de la Concorde), la Gaité Lyrique voit le jour suite à la percée du boulevard Voltaire, alors siège du « théatre de la Gaité », qui amène à déplacer le théâtre à la rue Papin voisine. Une des plus grandes salle parisienne à l'époque, elle cherche à répondre à un des principes porté par Haussmann :"Faire des nouveaux théâtres des monuments dignes de la capitale de la France, les construire solidement et les décorer richement, y créer des accès larges et faciles, des salles bien éclairées, bien aérées...". Le vis-à-vis avec le square des Arts et Métiers permet de mettre plus encore en valeur cette architecture pour le plaisir des promeneurs. Jean Offenbach, qui en prend la direction à partir de 1872, contribue à faire du lieu le « temple de l'opérette »: récitals de Georges Guétary, des Compagnon de la Chanson, ou de Luis Mariano, feront de cette époque celle qui fait aujourd'hui le plus mémoire aux parisiens. Au début du 20ème siècle, la Gaité accueille le succès des ballets russes. Après les guerres mondiales, le lieu s'endort progressivement, accueillant encore quelques représentations, et malgré l'accueil d'une école de théâtre entre 1972 et 1978. Entre problèmes de sécurité et un portage politique de la ville peu enthousiaste, la Gaité se ferme sur le quartier jusqu'à la fin des années 1980.
Alphonse-Adolphe Cusin (1820-après 1895)Théâtre de la Gaîté, élévation de la façade principale et profilsVers 1861Mine de plomb, plume et encre noire, aquarelleH. 68,7 ; L. 102,7 cmParis, musée d'Orsay© Photo RMN, René Gabriel Ojéda
Le nouveau projet, entre « musique actuelle » et « arts numériques »
La nuit blanche de 2002 rouvre le lieu aux parisiens qui découvrent ce « lunar park », contrastant l'historicité de sa façade au futurisme ringard de l'intérieur avec les décors du parc de loisirs. Entre annonce politique et magnification architecturale, l'éphémère de l'évènement Nuit Blanche, mis en place pour l'occasion par un scénographe, contribue à interpeller et questionner les passants sur l'existence de ce lieu. La partie du projet voué aux « arts numériques » constitue l'apport majeur de la réhabilitation du site. La rénovation conduite par le maître d'œuvre « Manuelle Gautrand Architectes » prévoit la restauration des derniers héritages architecturaux du bâtiment décrits plus haut: la façade, l'entrée, et le foyer. Minoritaires, ces éléments composent 400 m² sur une surface totale de 10 000 m². Le projet annonce donc surtout le remodelage complet de l'intérieur du bâtiment.
Façade la Gaité Lyrique en chantier, vue de puis le square des Arts et Métiers
Photographie: Alexandre Laignel, Janvier 2009
Rompant avec la logique du musée monofonctionnel, la Gaité se voudra un espace de production artistique, avec une grande salle de spectacle de 308 places en spectacle (950 en concert), un théâtre des médias, et une salle de conférence d'environ 100 places chacun. A ces espaces dont la vocation sera clairement définie, l'architecte prévoit des « espaces de respiration », réponse aux besoins exigeant du marché de définition. Pour l'essentiel ces espaces accueilleront la partie « création » ainsi que les lieux "publics": expositions, médiathèque, ainsi que les cafés, et les accueils des publics. Modulables en fonction des évolutions des usages, ces espaces pourront être réaménagés pour mettre en lien, ou bien cloisonner, les grands ensembles du bâtiment.
Certains éléments hérités de la période "parc de loisirs" seront aussi réutilisés pour reconstituer le nouveau projet. Si cette période apparaît négativement dans l'histoire du lieu, la conservation de certaines de ces traces s'imposent parfois, comme pour les murs et les planchers, et dans d'autres cas elle se veut un acte du refus de reproduire à nouveau une table rase, à travers la conservation de certains éléments de qualité.
WEBOGRAPHIE
Le Moniteur - http://www.lemoniteur.fr/actualite/architecture_maitrise_oeuvre/travaux_theatre_parisien_gaite_lyrique/D8857CB21.htm
Dossier de presse de la Ville de Paris sur le projet - http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=7518
Article du journal "Le Figaro" -
http://www.lefigaro.fr/culture/2008/01/05/03004-20080105ARTFIG00399-la-gaite-lyrique-transformee-en-temple-des-arts-numeriques.php
Site internet de l'ancien parc d'attractions « Planète Magique » - http://planetemagique.free.fr/index2.html


